Berlusconi : les paradoxes de la chute

november 11, 2011 at 11:40 am Plaats een reactie

Zij: HIj neemt over een week ontslag! Hij: Oef, wat een opluchting. Als hij onmiddellijk was opgestapt had ik een hartinfarct van puur geluk gekregen!

Résumé: De Cavaliere heeft een nieuwe, misschien bijna laatste stap gezet in zijn politieke struikelproces. Berlusconi is pure paradox. Hij is aan het wankelen gebracht, niet door centrum-links of de Italiaanse kiezer, maar door het aanbeden systeem van de markten. Vroeger heette dat ‘de revolutie vreet haar eigen kinderen op’.
Tweede paradox. Berlu wordt ten val gebracht door dezelfde media, met name de tv-kanalen, die hij jarenlang beheeerst en gemanipuleerd heeft. Onvergetelijk en onvergeeflijk is het beeld waarin hij keihard ontkent dat er crisis is in Italië ‘want de restaurants zitten elke dag vol’. Dat was zelfs voor de trouwste fans een controleerbare leugen.
Les op langere termijn: Europa heeft de politieke macht uitgeleverd aan de markten, die geen zin lijken te hebben ze weer in te leveren. (jc)
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par Hugues Le Paige

Le 8 novembre 2011 restera, en Italie, comme la date marquant la fin d’un cycle politique long de 17 ans. 17 ans de règne durant lesquels Silvio Berlusconi réussit à garder l’essentiel du pouvoir même quand il n’était pas au gouvernement, tant il avait imprégné la société italienne de son empreinte idéologique qui, d’ailleurs, ne s’évanouira pas sans mal même lorsqu’il se sera effectivement retiré. On reviendra sur les suites de la crise et notamment le dernier coup politique du Cavaliere qui conditionne sa démission à l’approbation par l’opposition des mesures d’austérité, mettant du même coup le centre-gauche dans un embarras certain. Dernier coup tordu qui plonge l’Italie dans une incertitude encore plus dramatique.

Ce qui frappe dans la chute de la maison Berlusconi, ce sont les paradoxes qui l’ont guidée. Silvio Berlusconi a toujours placé ses gouvernements sous le signe « d’il fare » – du « faire » comme il aimait à dire ou du « Buongoverno » – du bon gouvernement- ou encore de l’entreprise au pouvoir. Il a tout à la fois vendu, avec succès, un rêve américain habillé aux couleurs latines et organisé la dérégulation généralisée de la politique par l’antipolitique. Mais voilà Berlusconi poussé vers la sortie non par le peuple italien ou le centre-gauche mais par ceux qu’il vénère le plus et sous la protection desquels il avait placé son action : les marchés ! Tels ces fils de la révolution dévorés par leur propre action, Berlusconi aura été défait par l’incarnation supérieure de son idéologie. Il faut dire qu’ à force d’affaires en tous genres, il y avait mis du sien pour détruire une crédibilité déjà largement entamée.

En réponse à des attaques dans la presse, Berlusconi avait dit un jour qu’il ne pouvait supporter que l’on s’en prenne « à ce qu’il avait de plus précieux, son image ». C’est l’autre paradoxe de sa fin politique : la télévision, ses propres télévisions grâce auxquelles il a largement dominé la scène politique ont délivré des images qui ont achevé de le détruire. Barbara Spinelli le rappelait hier dans La Repubblica. Le sourire silencieux de Merkel et Sarkozy quand on les interrogeait sur la fiabilité de l’Italie ou la réplique du Cavaliere expliquant devant un aréopage européen sidéré qu’il n’y avait pas réellement de crise en Italie « puisque les restaurants étaient pleins », ces images là ont été assassines.

Cela dit, au-delà du cas italien à propos duquel il reste beaucoup d’incertitudes et bien des choses à analyser, il faut bien constater que ce sont désormais les marchés qui font et défont les gouvernements imposant des politiques qui défient la raison économique. A force d’avoir refusé de les réguler, à défaut de les museler, l’Europe a désormais livré le pouvoir politique aux marchés qui ne sont pas près de s’en défaire.

Hugues Le Paige is onafhankelijk publicist en filmmaker. Hij was geruime tijd correspondent in Rome voor de RTBF, de Franstalige openbare omroep. (jc)

Tekening bovenaan: Staino, in de krant L’Unita

Zie analyse van The Guardian: (No one is buying his bull anymore…)
http://www.guardian.co.uk/world/2011/nov/10/berlusconi-exit-italy?CMP=EMCNEWEML1355

Lees ook de vorige Salonstukken over Italië, van Marc Coucke:
https://salonvansisyphus.wordpress.com/2010/08/24/berlusconi-de-kentering/
https://salonvansisyphus.wordpress.com/2009/10/31/berlusconi%e2%80%99s-italie-is-furbo/

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